Déclaration préalable de la CGT AFPA.
En préalable de la présentation qui va nous être faite des outils GPEECC, la CGT veut revenir sur des questions jusqu’à ce jour restées sans réponse. Ces questions ont été posées à la réunion de la Commission suivi de l’accord GPEC le 16 septembre puis à celle de la Commission d’interprétation de l’accord le 8 novembre. Mais nous ne sommes pas les seuls à les soulever. Des salariés ont des exprimé les mêmes interrogations directement au DRH au cours du « chat » dédié à la GPEECC qu’il a organisé sur Internet le 10 novembre.
Ce sont des questions essentielles. Le constat que nous avons fait et que nous refaisons aujourd’hui est le suivant : l’accord GPEC a été signé le 8 juin et il n’est toujours pas mis en place. La plupart des outils n’existent pas et, surtout, il n’existe aujourd’hui aucun plan de mise en œuvre de l’accord.
Nous espérons que la réunion d’aujourd’hui permettra de constater que nous avons tort. Les dossiers qui ont été communiqués aux organisations syndicales pour la réunion de ce jour permettent de combler en partie notre attente par rapport aux outils. Ils n’apportent aucune réponse quant à la mise en œuvre de l’accord et quant au mode d’emploi de ces outils.
La CGT tient à attirer l’attention de la direction quant aux conséquences de cette situation. Des salariés sont confrontés à des situations où leur activité disparaît. Dans certaines régions, ce sont des métiers entiers dont l’existence est remise en cause. C’est le cas, par exemple, des formations pré-AFPA en Nord Pas-de-Calais.
Malgré cette situation, malgré son caractère prévisible dans beaucoup de cas, par exemple dans celui que nous venons de citer, aucune information n’a été apportée ni aux CRE ni aux personnes concernées, aucune proposition n’a été faite à ces dernières pour leur permettre de construire un projet d’évolution.
Les salariés sont laissés à eux-mêmes. Certains d’entre eux restent des semaines voire des mois sans activité. D’autres sont soumis à des pressions individuelles dans des conditions inacceptable.
D’autres encore voient leur emploi évoluer mais ne peuvent pas bénéficier des mesures d’accompagnement qui seraient normales dans pareil cas. Ils doivent exercer au pied levé un nouveau métier sans la moindre formation.
A noter enfin deux problèmes sur lesquels nous attendons toujours que la direction nous apporte les éclaircissements indispensables :
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Des salariés se voient toujours refusées les aides prévues dans l’accord GPEC au motif que la typologie des métiers n’a pas été faite et qu’en conséquence leur emploi n’est ni en catégorie 4 (métiers évoluant dans leur contenu), ni en catégorie 5 (métiers en décroissance), ni en catégorie 6 (métiers destinés à disparaître).
Nous sommes au regret de dire que sur ce sujet, l’attitude de la direction est particulièrement malhonnête : (1) l’accord ne parle que de « priorité » au sujet de ces catégories et rien n’interdit que tout salarié contraint à une mobilité du fait de la direction en bénéficie ; (2) la direction ne parle même plus de la catégorie 4 là où elle était concernée ; (3) la direction est mal placée pour invoquer son propre défaut en matière de mise en place des outils GPEC.
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Les mobilités qu’elles soient professionnelles ou géographiques se font en dehors de toute transparence et les postes ouverts ne sont affichés nulle part
Tout cela aboutit à une interprétation extrêmement restrictive (pour ne dire plus) de l’accord, interprétation assumée dans les faits par la direction
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dès le lendemain de la signature de l’accord, la direction générale organisait un séminaire de la ligne RH affichant ouvertement cette interprétation
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et au cours du « chat » dédié à la GPEECC du 10 novembre, le DRH n’avait aucun scrupule à défendre des contre vérités au sujet de l’accord.
En agissant ainsi, la direction générale et la DRH mettent les salariés mais aussi les cadres hiérarchiques de terrain dans une situation impossible, insupportable, avec les conséquences graves que cela peut avoir.
Ce qui amène la CGT à poser la question : s’agit-il ou non d’une attitude délibérée ? Sommes-nous en face d’un scénario visant à multiplier les départs par « attrition naturelle » ?
Nous osons croire que la DG va infirmer de telles interrogations. Ce qui nous amène à formuler les exigences suivantes :
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que les outils comme leur mode d’emploi soit rapidement mis en oeuvre
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que l’ensemble du personnel soit informé de ses droits
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que les IRP et les salariés soient informés des perspectives possibles d’évolution
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qu’un accompagnement soit mis en place, en premier lieu de formation
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qu’en cas de mobilité à l’initiative de l’AFPA, les dispositions prévues dans l’accord soient appliquées
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que sur ce dernier point, les salariés concernés bénéficient d’un effet rétroactif depuis le 8 juin
Pour conclure, nous rappelons à nouveau que la CGT est décidée à tout mettre en œuvre pour que l’accord soit appliqué et que les engagements soient respectés.
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